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Rencontre avec Renaud Jay, fondeur

Peux-tu nous parler de ton sport ?

Je pratique le ski de fond, à la fois en ski classique et en skating mais c’est en skating que je suis le plus performant.

J’évolue en Equipe de France, dans le groupe sprint, mais je cours aussi sur des plus longues distances (15km ou plus).

Pour les épreuves de sprint (entre 1,2 et 1,8 km), il y a d’abord une épreuve de contre la montre où les 15 meilleurs temps sont qualifiés. En ¼ de finale, les deux premiers sont qualifiés pour le tour suivant. Donc ce sont souvent des journées de compétition assez longues, avec des phases d’attente de 20 minutes à 2 heures entre les manches. Ce sont des moments où il est important de bien gérer l’alimentation, la concentration et le corps. C’est assez prenant énergiquement et mentalement.

Quelles qualités sont nécessaires pour pratiquer le ski de fond ?

En sprint, en plus d’avoir la base d’endurance d’un fondeur, c’est essentiel d’avoir de la puissance car ce sont des efforts plus courts et plus intenses. Il faut aussi des qualités de vitesse, qui se travaillent en musculation. 

Il y a aussi une part importante de tactique et de concentration. Il faut faire attention à ne pas se faire accrocher ou ne pas se faire enfermé sur la piste.

Il faut être capable de se donner à chaque fois à 200 % !

Qu'est-ce que tu aimes particulièrement ?

J’ai débuté le ski de fond avec les copains aux Ménuires. Puis, j’ai pris goût à la compétition au fil de la pratique et des victoires. En gravissant les échelons (régionales, France junior, France senior) et notamment en participant aux mondiaux et aux JO, j’ai réalisé des rêves de gosses !

Dans le sprint, j’aime cette part de bagarre, de tactique, ce côté « plus joueur » que le ski de fond classique. Ce sont des courses assez ouvertes. Pour aller au bout, il faut réussir à être à 100 % à tous les niveaux.

Quelles sont les différentes compétitions sur lesquelles tu es présent ?

Avec l’Equipe de France, je participe au circuit coupe du monde où les compétitions s’enchaînent quasiment tous les week-ends entre fin novembre et mi-mars.

Tous les deux ans, il y a en plus les Championnats du monde (à Planica en Slovénie en 2023) et tous les quatre ans, les Jeux Olympiques.

Quels sont tes résultats pour la saison 2021/2022 ?
Peux-tu nous parler de ton expérience aux Jeux Olympiques ?

Physiquement, cette saison, j’étais bien dans le match, mais je n’ai pas vraiment eu de réussite.
Avec le Covid, c’était dur mentalement de devoir rester isolé longtemps en amont des JO pour être sûr de se rendre en Chine. Le jour J, j’étais en bonne position, mais malheureusement j’ai chuté. Peut-être dû à un manque de concentration. Forcément, j’étais frustré de ne pas être qualifié pour les demi-finales.
C’était ma 2e participation aux JO (après Sotchi en 2014) et c’était mon objectif depuis 2014 d’y participer à nouveau. J’étais évidemment très content d’être de la partie ! Sportivement, c’était vraiment bien organisé, des pistes magnifiques. Mais avec le contexte Covid, c’était un peu spécial au niveau de l’ambiance. Nous avons vécu dans une bulle sans pouvoir vraiment en sortir… C’était donc une expérience assez étrange.

Des objectifs pour la suite ?

Je suis maintenant le plus vieux dans le groupe sprint. Je vais donc viser certaines étapes du circuit (classique / skate), faire des courses ciblées. J’ai décidé de passer les saisons après saisons, sans me fixer d’objectif particulier.

L’expérience, ça compense mais jusqu’à un certain point !

Quelles sont les différentes phases d'entraînement dans l'année ?

Courant avril, c’est la fin des championnats de France avec les dernières courses.
Nous avons ensuite un mois de coupure pour nous reposer.
Début mai, c’est le début de la préparation.
De mi-juin à septembre, c’est la période où nous travaillons la grosse base d’endurance pour la saison hivernale à venir. En plus de l’entraînement, il y a quelques courses de ski roue en Norvège et à Annecy avec le Martin Fourcade Nordic Festival.
C’est le moment où l’on peut tenter des choses sur l’alimentation, la tactique…
Pendant cette période de préparation, je pratique principalement le ski roue puisque c’est la discipline qui se rapproche le plus du ski de fond. Mais je fais aussi d’autres sports comme la course à pied et le vélo, et de la musculation.

Cela représente environ 850 heures entrainement et de compétition sur l’année. Les mois d’été, je peux aller jusqu’à 90 h. C’est vraiment la phase où je fais le gros volume pour être plus frais pour les compétitions en hiver. Entre chaque course, on fait plutôt de l’entretien.

Avec l’équipe de France, on passe en moyenne une dizaine de jours en stage par mois. Le reste du temps, chaque athlète reste chez lui et on s’entraîne selon un planning travaillé avec notre coach.

Comment gères-tu la nutrition sur les épreuves et durant tes entraînements ? As-tu des rituels, des astuces, des conseils ?

Cela fait au minimum 12 ans que j’utilise les produits Authentic Nutrition. Le Booster + est, pour moi, la meilleure boisson ! Très digeste et bonne en goût. J’utilise cette boisson de l’effort à l’entrainement et en course. 

Entre les manches, je prends du gel énergétique, Energy Gel Fluide, et des barres énergétiques Flapjack quand il y a plus de temps pour avoir quelque chose dans le ventre.

Pour le sprint, je rajoute un peu de bicarbonate dans la boisson pour faire travailler mon système tampon (par rapport à l’acide lactique).

Quand on enchaine plusieurs jours de ski, je prends aussi de la boisson Authentic Récup après les courses pour mieux encaisser le rythme !

Ce qui est important, c’est d’avoir une bonne alimentation tout au long de l’année, surtout les gros mois d’entraînement et de compétition (milieu de l’été, automne et hiver).

Interview réalisée par Aurélie Joubin le 13 juillet 2022

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